GuiguiAbloc

Non classé

Billet pas Geek du tout

par guiguiabloc le 12 déc, 2008, sous Non classé

Pour une fois, exceptionnellement, ce ne sera pas un billet geek ce coup ci.
Ni d’ailleurs un billet ayant une quelconque lien avec l’informatique…

Je le dédie tout spécialement a Emeline et Lucie. Mes amours, mes puces, mes anges, je vous embrasse très très fort, je vous aime …

Ce billet nait d’un coup de gueule, je ne savais pas où m’énerver encore plus fort, et après tout, j’ai le droit, sur mon blog, de positionner mes convictions, non ?

Vous savez, parfois on passe des soirées avec plein d’amis qui nous sont chers, des soirées où l’on est content de les retrouver, de discuter, de rire, de partager nos états d’âmes, et j’en passe…

Et dans ce genre de soirée vous avez les « rapportés », ces gens externes à la bande qui croient tout savoir et être sur de leur point de vue sans se remettre en question et surtout sans essayer de s’intégrer dans un groupe déja soudé et complice.

Je suis donc tomber bien malgré moi sur des homophobes de premier ordre.

Ces soi-disant intégristes d’une religion veillissante, nanti de conviction et de préjugés à la limite du néanderthalisme.
Loin de moi l’idée de vous résumer cette soirée et les discussions houleuses et agitées qui en sont nait, mais j’en suis repartie abattu, chagriné et honteux de savoir que ce genre de personne existe en vrai et pas dans les articles de journaux.

Messieurs les censeurs ignorants et abjectes, vous me répugnez au plus haut point, vos pensées me font vomir, vos idées me donne un dégout que je n’avais pas ressentie depuis bien longtemps, vos convictions, simplistes et nombrilistes, sont le reflet parfait de votre ignorance et de votre carcan de préjugés écoeurant.

A vous tous, pourfendeurs d’une inquisition utopique, défenseur d’une idéologie où se cotoie le racisme, l’eugénisme et l’homophobie, je ne peux rien vous souhaiter, vous avez atteint la couche la plus basse qu’un animal peut avoir, animal car l’humanité n’est sûrement pas et loin de la, une caractéristique qui peut se greffer a votre attitude.

Messieurs les bien pensants, vous ne valez guère mieux que vos idées, et ensemble je vous incite fortement à vous diriger vers le meme but, la fosse septique.
A bon entendeur.

J’ose espérer, encore, ne pas être le seul hétéro à défendre la cause homosexuelle, et j’ose aussi, espérer, au plus profond de moi, que l’on arrête de juger les gens sur leurs préférences sexuelles.

A vous, Emeline et Lucie, Sarah et Nathalie, Emilie et Chloé, Sandra et Pascaline, Loïc et Anthony, Hervé et Erwan, Pascal et Gaël, je vous embrasse de tout mon coeur, de toutes mes forces, vous supporte dans votre combat de chaque jour et vous jure, sur tout ce qui m’est de plus cher, d’être là quand vous aurez besoin de moi.
Je vous aime, ne changez rien, s’il vous plait.

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Loi HADOPI, un arrière gôut de Leitmotiv…

par guiguiabloc le 31 juil, 2008, sous Non classé

Je m’exprime rarement sur ce genre de débat.

Il y a des personnes plus aptes et plus intelligentes que moi pour se battre contre l’idiotie et l’imbécilité.

Je vous invite fortement à lire les articles de mon ami Bluetouff, ici :

http://www.toonux.org/news/si-la-betise-etait-graduee-comme-la-riposte-il-faudrait-une-echelle-specifique-au-ministere-de-la-culture/

ou la :

http://bluetouff.com/2008/07/26/nouveau-site-de-la-sacd-sur-typo3-une-oeuvre-de-lesprit-open-source-quelle-ne-reconnait-pas/

 

Je vous laisse parcourir ses blogs, ses liens (toujours excellents), afin de mieux cerner le combat mené.

 

Mon avis, à moi rien qu’à moi, si je devais n’en donner qu’un, je ne le donnerais qu’à travers le texte suivant :

 

DECLARATION D’INDEPENDANCE DU CYBERESPACE

 

Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.

Nous n’avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d’en avoir un, aussi je m’adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu’elle s’exprime. Je déclare que l’espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d’aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.

Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l’avez pas demandé et nous ne vous l’avons pas donné. Vous n’avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n’est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s’il s’agissait d’un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives.

Vous n’avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n’avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.

Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu’il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n’ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L’autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.

Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s’élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas là où vivent les corps.

Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance.

Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou à une norme.

Vos notions juridiques de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de contexte ne s’appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n’y a pas de matière.

Nos identités n’ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l’ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l’autorité naîtra parmi nous de l’éthique, de l’intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s’accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d’Or. Nous espérons que nous serons capables d’élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux États-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont les habitants d’un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l’humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d’un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui suffoque de l’air dans lequel battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n’auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.

Vos industries de l’information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu’un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l’infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines pour s’accomplir.

Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu’ont connue autrefois les amis de la liberté et de l’autodétermination, qui ont eu à rejeter l’autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées.

Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.

John Perry Barlow, Cognitive Dissident Co-Founder, Electronic Frontier Foundation Home

Davos (Suisse), le 8 février 1996.

 

Ce texte, c’est la Déclaration d’Indépendance du Cyberespace, elle a été écrite il y a 12 ans…

 

Source

 

 

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