GuiguiAbloc

Tag: ipfailover

OVH, Ip Failover dans une machine virtuelle VMWare

par guiguiabloc le 05 déc, 2008, sous linux, réseau

Suite à ce billet sur la mise en oeuvre de VMware Server 2 sur un serveur dédié OVH, il semble que certain d’entre vous soit en difficulté pour affecter une ip failover à votre Machine Virtuelle et pour la faire communiquer avec le Nain Ternet.

Donc , petite mise au point et tuto pour le « comment qu’on fait » pour mettre une ip failover OVH sur ma VM.

  • Pré-requis Hôte

Vous avez lu le billet sur l’installation VMWare et l’hôte est opérationnel.

J’appelerais l’hôte le serveur sur lequel est installé VMWare server.

L’interface Host-only utilisée sur l’hôte est VMNET1 :

hote# ifconfig
 
vmnet1    Lien encap:Ethernet  HWaddr 00:50:56:C0:00:01
          inet adr:10.154.98.1  Bcast:10.154.98.255  Masque:255.255.255.0
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:3675317 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
          TX packets:3013354 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 lg file transmission:1000
          RX bytes:0 (0.0 b)  TX bytes:0 (0.0 b)

L’ip affectée à VMNET1 est de classe privée (192.168/16, 172.16/12 ou 10/8) ici, 10.154.98.1/24 (la notation /24 correspond au nombre de bits du masque se sous-réseau donc ici 255.255.255.0).

Le forwarding IP est activée :

hote# cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
1

Le proxy ARP est actif sur l’interface VMNET1 :

hote# cat /proc/sys/net/ipv4/conf/vmnet1/proxy_arp
1

Si les valeurs sont a 0, les activer :

hote# /bin/echo "1" > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
hote# /bin/echo "1" > /proc/sys/net/ipv4/conf/vmnet1/proxy_arp

L’ip FailOver utilisée dans cette exemple est 91.121.58.158.

On ajoute une route par défaut pour l’ipFailover :

hote# route add 91.121.58.158 dev vmnet1
hote# route -n
Table de routage IP du noyau
Destination     Passerelle      Genmask         Indic Metric Ref    Use Iface
91.121.58.158  0.0.0.0         255.255.255.255 UH    0      0        0 vmnet1
  • Machine Virtuelle Linux (type Debian)
guest:~# cat /etc/network/interfaces
# This file describes the network interfaces available on your system
# and how to activate them. For more information, see interfaces(5).
 
# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback
 
# The primary network interface
allow-hotplug eth0
iface eth0 inet static
address 91.121.58.158
netmask 255.255.255.255
dns-nameservers 213.186.33.99
 
post-up /sbin/route add default dev eth0

N’oubliez pas de renseigner vos serveurs de noms (opendns ici)

guest:~# cat /etc/resolv.conf
search localdomain
nameserver 208.67.222.222
nameserver 208.67.220.220

On reboot, Un ping sur une adresse externe doit fonctionner sans problème :

LinuxVM

LinuxVM

Si vous préférez faire la config à la main :

guest# ifconfig eth0 91.121.58.158 netmask 255.255.255.255
guest# route add default dev eth0
  • Machine Virtuelle WINDOWS
Etape 1

Etape 1

On spécifie l’ip failover, la passerelle qui l’adresse de VMNET1 de l’hôte et les DNS.

Concernant les masques, si vous laissez 255.255.255.255, vous aurez un message d’erreur :

Erreur masque

Erreur masque

On va donc laisser 255.255.255.0 pour l’instant :

Masque par defaut

Masque par defaut

Lancer Regedit pour modifier la valeur du netmask (Démarrer/executer/Regedit).

Déplacer vous sur HkEY_LOCAL_MACHINE/SYSTEM et faites une recherche sur « subnet »

Modification dans le registre

Modification dans le registre

Modifie la valeur 255.255.255.0 en 255.255.255.255

Modification Netmask

Modification Netmask

On reboot le pc, tout doit être ok désormais :

Test final

Test final

ATTENTION le netmask affichée est INCORRECT !! LA PREUVE :

Bug netmask ipconfig

Bug netmask ipconfig

En espèrant que cela vous aide :-)

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VMWare Server 2.0 sur dédiés OVH et mise en oeuvre d’une solution de haute disponibilité avec datastore en DRBD

par guiguiabloc le 28 oct, 2008, sous architecture, linux

Dans la continuité de la découverte des petites spécificités de la plateforme d’hébergement dédié d’OVH, aujourd’hui l’installation de VMWare Server 2.0.

Nous allons tout d’abord voir son installation en tenant compte des particularités d’OVH, l’utilisation de l’IpFailover et/ou des blocs ip RIPE fournis avec les serveurs et pour finir, en bonus, une petite bidouille à la Guiguiabloc pour intégrer un datastore VMWare en Raid1 over ip et bascule automatique.

Bien entendu, je pars d’une distribution Linux de base (Debian Etch ici) et pas la distribution VMware que fourni OVH.

Pré-Requis : Vous avez lu CE PRECEDENT BILLET avant et donc vous avez recompilé votre noyau sur vos serveurs. (il vous faut les sources du kernel).

Les switchs OVH ont une sécurité sur leurs interfaces empêchant de faire du bridging sur l’interface eth0 de votre serveur (ce qui est très bien en soi).

En gros, vous ne pouvez pas sortir sur l’interface du switch avec une adresse MAC différente de celle de votre carte réseau, si vous brigder l’interface vmnet0 avec eth0, le switch se mettra en « défense » (scénario bien connu des bidouilleurs de Cisco :-) ) et vous coupera le port.

A savoir que le principe est le même avec XEN ;-) donc attention a ce que vous faites…

Nous allons donc bridger VMware sur une interface bidon et configurer le Host-Only pour les interfaces réseaux de nos Machines Virtuelles.

On commence par monter une fausse interface ethernet, en éditant notre fichier /etc/network/interfaces (Debian) :

auto dummy0
iface dummy0 inet static
address 10.0.0.1 netmask 255.0.0.0 [ATTENTION CHOISIR UNE IP DE CLASSE PRIVEE]

Puis on l’active : ifup dummy0

(on vérifier par ifconfig que cette interface est bien présente).

On peut attaquer l’installation de VMware Server (je vous passe la phase de vous rendre sur le site de VMware pour récuperer le package et le numéro de série gratuit…)

tar xzvf VMware-server-2.0.0-116503.i386.tar.gz

cd vmware-server-distrib/

./vmware-install.pl
Creating a new VMware Server installer database using the tar4 format.

Installing VMware Server.

Vous répondez aux questions qui s’affichent (en changeant selon vos désirs les réponses pré-définies)

Si tout ce passe bien, vous devriez arrivé ici :

The installation of VMware Server 2.0.0 build-116503 for Linux completed
successfully. You can decide to remove this software from your system at any
time by invoking the following command: « /usr/bin/vmware-uninstall.pl ».

Before running VMware Server for the first time, you need to configure it by
invoking the following command: « /usr/bin/vmware-config.pl ». Do you want this
program to invoke the command for you now? [yes]

Vous suivez la procédure jusqu’au paramétrage du réseau :

La, on devient un peu plus attentif :-)

Do you want networking for your virtual machines? (yes/no/help) [yes]

Configuring a bridged network for vmnet0.

Please specify a name for this network.
[Bridged]

Your computer has multiple ethernet network interfaces available: dummy0, eth0 . Which one do you want to bridge to
vmnet0? [eth0] dummy0

The following bridged networks have been defined:

. vmnet0 is bridged to dummy0

Do you wish to configure another bridged network? (yes/no) [no] no

Do you want to be able to use NAT networking in your virtual machines? (yes/no)
[yes] no

Do you want to be able to use host-only networking in your virtual machines?
[no] yes

Configuring a host-only network for vmnet1.

Please specify a name for this network.
[HostOnly]

Do you want this program to probe for an unused private subnet? (yes/no/help)
[yes] no

What will be the IP address of your host on the private
network? 192.168.1.1 [ATTENTION CHOISIR UNE IP DE CLASSE PRIVEE]

What will be the netmask of your private network? 255.255.255.0
the following host-only networks have been defined:

. vmnet1 is a host-only network on private subnet 192.168.0.

Do you wish to configure another host-only network? (yes/no) [no] (vous pouvez créer d’autres interfaces si vous le souhaitez)

None of the pre-built vmnet modules for VMware Server is suitable for your
running kernel. Do you want this program to try to build the vmnet module for
your system (you need to have a C compiler installed on your system)? [yes]

Extracting the sources of the vmnet module.

Building the vmnet module etc..

The configuration of VMware Server 2.0.0 build-116503 for Linux for this
running kernel completed successfully.

Et voila, vous pouvez faire pareil sur l’autre serveur (si vous en avez deux :-D )

Vous pouvez vous connecter sur l’excellente interface d’administration : https://votrededieovh:8333

Lancer la création et l’installation d’une nouvelle machine virtuelle en donnant comme interface réseau, l’interface Host-only VMNET1.

(je ne parle pas du fonctionnement de VMware server ici, Google vous rapportera pleins de tutos :-) )

  • Configuration du réseau

On commence par activiter le forwarding entre vos cartes réseaux (en l’occurence etho et vmnet1 ici) :

/bin/echo « 1″ > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

(n’oublier pas de le mettre en dur dans votre /etc/sysctl.conf : sysctl net.ipv4.ip_forward=1)

Puis le proxy ARP :

echo "net.ipv4.conf.vmnet1.proxy_arp=1" >> /etc/sysctl.conf && sysctl -p

Sur la machine virtuelle, on configure notre ipfailover et/ou notre ip bloc RIPE :
/etc/network/interfaces :

iface eth0 inet static
address 91.x.x.x
netmask 255.255.255.240
broadcast 91.x.x.x
post-up /sbin/route add default dev eth0
Pour une IP bloc RIPE (voir les infos que vous donne OVH pour le netmask et le broadcast lorsque vous commander votre bloc ip ou utiliser l’excellent « sipcalc » pour calculer vos masques/reseau :-D )

Pour un ipfailover (a adapter a votre ipfailover):

auto eth0
iface eth0 inet static
address 87.98.99.90
netmask 255.255.255.255
post-up /sbin/route add default dev eth0

La commande importante étant de lui spécifier eth0 comme passerelle par défaut ( /sbin/route add default dev eth0).

Sur votre dédié maintenant (le serveur VMware), il faut lui donner la route vers votre machine virtuelle :

/sbin/ip route add 87.88.89.90 dev vmnet1

Pour le rendre permanent, vous pouvez rajouter la commande dans /etc/init.d/vmware apres le chargement des modules réseaux ou vous basez sur la bidouille de Kro : http://forum.ovh.com/showthread.php?t=37645

(attention a adapter hein !!!).

EDIT : Pour l’explication détaillée pour VMWare Server 2.0, le billet de Superkikim ICI vous donnera toute satisafaction.

Voila, vous pouvez désormais pinguer le net depuis votre machine virtuelle et inversement.

(ne pas oublier le /etc/resolv.conf et tutti quanti…)

EDIT 2 : J’ai écris un billet sur la façon d’affecter une ip failover à votre VM, c’est ICI.

  • Bidouille Guiguiabloc

Bon maintenant que tout cela tourne très bien, le plus « amusant » serait de pouvoir basculer notre machine virtuelle sur notre deuxième serveur en cas de crash du premier…

Je vous préviens tout de suite, cela ne sera pas transparent :-D VMotion n’existe pas sur VMware server :-) :-)

Pré-requis : la lecture du précédent billet :-p (encore), un drbd actif, un heartbeat actif et une ipfailover disponible.

On se créer un volume DRBD (j’espère que vous avez prévu un stock de partitions de libre lors de l’installation de votre dédié OVH :-D )

en éditant notre fichier /etc/drbd.conf et on ajoute :

resource r1 { (ou r0 si c’est votre premiere ressource drbd)
protocol C;
handlers {
pri-on-incon-degr « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;
pri-lost-after-sb « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;
local-io-error « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;

}

startup {
degr-wfc-timeout 120; # 2 minutes.
}

disk {
on-io-error detach;

}

net {
after-sb-0pri disconnect;
after-sb-1pri disconnect;
after-sb-2pri disconnect;
rr-conflict disconnect;
}

syncer {
rate 20M;
al-extents 257;
}
on ns11111 {
device /dev/drbd1;
disk /dev/sda11;
address 192.168.20.20:7789; (attention a ne pas mettre le meme port de la ressource r0)
meta-disk internal;
}

on ns22222 {
device /dev/drbd1;
disk /dev/sda11;
address 192.168.20.30:7789;
meta-disk internal;
}
}

On se coltine les définitions Maitre/Esclave (voir billet précédent), on formate /dev/drbd1.

Sur le serveur ns11111, on monte /dev/drdb1 sur /vmfs (par exemple) et on l’ajoute au datastore :

datastore1

datastore2

Vous devriez voir votre datastore apparaitre dans la liste :

datastore3

Créer une machine virtuelle dedans ou comme moi, copier le repertoire de votre Machine Virtuelle et utilisez le « Add to Inventory » :

datastore4

On stoppe VMware, on démonte /vmfs et on inverse les roles Maitre esclave :

sur ns11111 : drbdadm secondary r1

sur ns22222: drbdadm primary r1

on vérifie que l’on voit bien tout avec un cat /proc/drbd puis on monte /dev/drbd1 sur /vmfs.

Sur le VMware server de ns22222, on refait la meme manip, déclaration d’un nouveau datastore et « AddVirtual Machine to Inventory ».

  • premier test

On se remet en environnement nomimal (vmware qui tourne sur ns11111, drbd1 en maitre et mount sur /vmfs)

On lance la VM sur ns11111.

On vérifie que tout marche bien et maintenant, simulons le crash manuellement.

- on kill -9 tout les process VMware (oui c’est crade, j’adore :-D )

- on démonte /vmfs

- on bascule les ressources DrBD

- on lance vmware sur ns22222

- on lance la machine virtuelle.

Les soucis rencontrés sont les suivants :

L’uid disque a changer et il faut cliquer sur « i ‘ve copied it »

datastore5

Ca c’est facile a régler, vous ajouter

uuid.action = "keep"

Dans le fichier *.vmx de votre machine virtuelle :-D

Un répertoire « lock » verrouille le démarrage.

datastore6

Il suffit de faire un petit rm -rf Guiguiabloc.vmdk.lck pour que ca parte.

Donc cela marche, mais il faut automatiser tout cela.

Heureusement, il existe les commandes vmrun.

La syntaxe est la suivante :

vmrun -T server -h https://localhost:8333/sdk -u adminvmware -p motdepasse stop « [VMFS-DRBD] Guiguiabloc/Guiguiabloc.vmx »

Pour arreter la VM par exemple (je vous laisse consulter la doc VMRUN sur le site de VMware ;-) ).

Vous avez donc tout les éléments pour inclure cela dans les scripts de Heartbeat (basez vous sur les exemples du précédent billet) :

  1. bascule du DRBD et montage sur /vmfs
  2. Démarrage de VMware sur le nouveau Maître
  3. rm -r /vmfs/machinevirtuelle/machinevirtuellevmdk.lck
  4. vmrun start

Tout bête quoi :-D

Après plusieurs tests cela marche vraiment pas mal :-) , bien évidemment le crash du maitre entraîne le « crash » de la VM, donc elle peut repartir un peu en vrac.

C’est pour cela que je vous conseille de programmer des « Snapshots » des VM toutes les nuits (si vous ne connaissez pas, jetez vous dessus et mangez en !!! :-D )

Au pire vous pourrez repartir sur le snapshot de la veille.

En tout cas, avec cela l’indisponibilité est de quelques minutes…

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Cluster Haute-Disponibilité chez OVH, avec IpFailover, Heartbeat et DRBD via IPSEC

par guiguiabloc le 17 oct, 2008, sous architecture, linux

Ayant récemment commandé 2 serveurs dédiés chez OVH (des EG Best-of pour les curieux dont vous trouverez le détail ICI ), dans le but d’en faire un cluster Haute-disponibilité, voici un « petit » tuto et retour d’expérience.

 

Les configs qui suivent sont spécifiques à OVH pour la partie IP FailOver (ip load balancée) et la compilation du noyau pour DRBD mais le reste peut s’adapter à d’autres hébergeurs bien sûr (i.e Dedibox par exemple).

 

Je ne rentrerais pas dans le troll de pourquoi OVH et pas Dédibox, mais j’ai un « gros » faible pour OVH qui avec son Directeur Général des plus actifs, présent sur les forums (Octave Klaba aka Oles, le fils d’Henryk, le fondateur d’OVH (un chti lien), voila pour la partie People), une communauté de passionnés et des services hallucinant ont naturellement fait que je les préfère à son « concurrent » direct. Bref, je suis et connais OVH depuis sa « naissance » et ils ont prouvés depuis longtemps leur statut. Les agitateurs de l’hébergement c’est eux comme Free pour les FAI, mais cela reste ma propre opinion :-) , et puis tout le monde a ses défauts :-(

 

Donc suite a l’acquisition de ses 2 serveurs, voici les contraintes que je me suis imposées :

 

  • IP virtuelle basculable d’un serveur à l’autre
  • Partition synchronisée en temps réel et utilisable par simple bascule sur un serveur ou sur l’autre
  • Interruption de service < 300 secondes
  • Automatisation de la bascule
  • Cryptage des flux réseaux entre les 2 serveurs
  • Alerte par Texto + Mail sur mon téléphone portable en cas de bascule

Bien évidemment, les surveillances Nagios des 2 serveurs ne seront pas évoqués ici, c’est de la routine ;-) (en mode nsca crypté hein :-D )

 

Je partirai du principe que mes serveurs s’appellent ns11111 et ns22222 (nsxxxx.ovh.net étant le hostname par défaut des serveurs d’OVH, a changer bien entendu rapidement et positionner un reverse également).

On va considérer que ns11111 a l’ip 192.168..20.20 et ns22222 192.168.20.30 (c’est juste pour l’exemple hein, je vais pas mettre d’ip publiques dans le tuto ;-) vous changer par l’ip publique principale de votre serveur = eth0

On est parti, phase 1.

 

  • Configuration d’un tunnel VPN IPSEC en mode transport

Pour que les échanges d’information réseau entre les deux serveurs dédiés soient un minimum sécurisé (comprendre difficilement « sniffable »), j’ai décider de monter un tunnel VPN en IPSEC entre les deux.

Les serveurs sont sous Debian Etch. (vous adapter si vous avez un autre OS)

IPSEC autorise 2 modes de communication le mode tunnel (1 serveur/réseau vers 1 réseau) et le mode Transport (1 serveur vers 1 serveur) (en résumé hein, venez pas me saouler avec mon simplicisme ;-) )

Donc le mode transport.

apt-get install ipsec-tools

 

on se configure le /etc/ipsec-tools.conf sur les deux serveurs.

ns11111 :

 

#!/usr/sbin/setkey -f 

flush;

spdflush;

# AH

add 192.168.20.30 192.168.20.20 ah 15700 -A hmac-md5 "1234567890123456";

add 192.168.20.20 192.168.20.30 ah 24500 -A hmac-md5 "1234567890123456";

# ESP

add 192.168.20.30 192.168.20.20 esp 15701 -E 3des-cbc "123456789012123456789012";

add 192.168.20.20 192.168.20.30 esp 24501 -E 3des-cbc "123456789012123456789012";

spdadd 192.168.20.20 192.168.20.30 any -P out ipsec

           esp/transport//require

           ah/transport//require;

spdadd 192.168.20.30 192.168.20.20 any -P in ipsec

           esp/transport//require

           ah/transport//require;

ns22222 :

#!/usr/sbin/setkey -f 

flush;

spdflush;

# AH

add 192.168.20.30 192.168.20.20 ah 15700 -A hmac-md5 "1234567890123456";

add 192.168.20.20 192.168.20.30 ah 24500 -A hmac-md5 "1234567890123456";

# ESP

add 192.168.20.30 192.168.20.20 esp 15701 -E 3des-cbc "123456789012123456789012";

add 192.168.20.20 192.168.20.30 esp 24501 -E 3des-cbc "123456789012123456789012";

spdadd 192.168.20.30 192.168.20.20 any -P out ipsec

        esp/transport//require

 ah/transport//require;

spdadd 192.168.20.20 192.168.20.30 any -P in ipsec

           esp/transport//require

           ah/transport//require;

Vous remarquerez que les changements portent sur les sens de trafic.

Bien évidemment, vous changez les clés (32 octets hexadecimaux, et 48 pour les clés 3des-cbc), générable faisable facilement par un :

 

hexdump -e ‘8/2 “%04x” ‘ /dev/urandom -n 16; echo (pour les 32 caractères)

hexdump -e ‘8/2 “%04x” ‘ /dev/urandom -n 24; echo (pour 48)

 

Exemple :

hexdump -e ‘8/2 « %04x » ‘ /dev/urandom -n 16; echo
6e99170129b4bc1b774161f0c7ecf50f

la clé = 0×6e99170129b4bc1b774161f0c7ecf50f (sans les guillemets).

 

Un ping vers l’autre serveur et un tcpdump vous démontreront le cryptage effectif :

 

# tcpdump -n "host 192.168.20.30"

01:23:27.996891 IP 192.168.20.20 > 192.168.20.30: AH(spi=0x00000302,seq=0x1): ESP(spi=0x00000303,seq=0x1), length 88

01:23:27.998282 IP 192.168.20.30 > 192.168.20.20: AH(spi=0x00000202,seq=0x277ac2): ESP(spi=0x00000203,seq=0x277ac2), length 88

01:23:28.999853 IP 192.168.20.20 > 192.168.20.30: AH(spi=0x00000302,seq=0x2): ESP(spi=0x00000303,seq=0x2), length 88

01:23:29.001726 IP 192.168.20.30 > 192.168.20.20: AH(spi=0x00000202,seq=0x277ac3): ESP(spi=0x00000203,seq=0x277ac3), length 88

4 packets captured

15653 packets received by filter

0 packets dropped by kernel

 

Un petit Mémo Ipsec ICI.

 

Comme nous ne faisons que du 1 pour 1, inutile de se fatiguer à installer une gestion des clés (type isakmpd ou Racoon).

 

NB : Pour sécuriser tout cela, vous peaufiner votre Iptables pour n’accepter que du trafic Ipsec entre les deux serveurs.

 

  • DRBD

Pour ceux qui ne connaissent pas DRBD, il s’agit en résumé d’un RAID 1 sur IP. Comprendre une synchronisation de deux partitions via le réseau en mode bloc.

 

drbd

 

Je vous invite à consulter l’excellent site www.drbd.org pour en savoir plus.

 

Le noyau par défaut des serveurs OVH n’inclus pas le support des modules. Il faut donc le recompiler et également ajouter le driver Connector.

 

- Récupérer les sources du Kernel

cd /usr/src/
wget ftp://ftp.ovh.net/made-in-ovh/bzImage/linux-2.6.24.5-ovh.tar.bz2
tar -jxvf linux-2.6.24.5-ovh.tar.bz2
ln -s linux-2.6.24.5-ovh linux

- Récuperer le .config standard

wget ftp://ftp.ovh.net/made-in-ovh/bzImage/2.6-config-xxxx-std-ipv4-32
cp 2.6-config-xxxx-std-ipv4-32 linux/.config
cd linux

- Recompiler le noyau

make menuconfig (ou votre méthode préférée).

Activer le support des modules :
« Enable loadable module support » -> « Module unloading » et « Automatic kernel module loading »

Activer le kernel userspace connector:

Device Drivers —> Connector – unified userspace <-> kernelspace linker

make
make modules_install
cp arch/i386/bzimage /boot/vmlinux-2.6.24.5-xxxx-std-ipv4-32
cp Sytem.map /boot/System.map-2.6.24.5-xxxx-std-ipv4-32

Editer lilo.conf ou menu.lst de Grub pour pointer sur le bon kernel.

lilo -v -v ou grub-install hd0

Rebooter.

- DRBD

wget http://oss.linbit.com/drbd/8.0/drbd-8.0.13.tar.gz
tar xzvf drbd-8.0.13.tar.gz
cd drbd-8.0.13
cd drbd
make
cd ..
make tools
make install
make install-tools

Editer votre /etc/drbd.conf

 

(A adapter à votre configuration bien sur) :

#
# drbd.conf
#
global {
usage-count yes;
}

common {
syncer { rate 20M; }
}

resource r0 {

protocol C;

handlers {
pri-on-incon-degr « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;
pri-lost-after-sb « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;
local-io-error « echo o > /proc/sysrq-trigger ; halt -f »;
outdate-peer « /usr/lib/heartbeat/drbd-peer-outdater -t 5″;
}

startup {
degr-wfc-timeout 120; # 2 minutes.
}

disk {
on-io-error detach;
}

net {
after-sb-1pri disconnect;
after-sb-2pri disconnect;
rr-conflict disconnect;
}

syncer {
rate 20M;
al-extents 257;
}

on ns11111 {
device /dev/drbd0;
disk /dev/sda10;
address 192.168.20.20:7788;
meta-disk internal;
}

on ns22222 {
device /dev/drbd0;
disk /dev/sda10;
address 192.168.20.30:7788;
meta-disk internal;
}
}

 

NB: Vous verrouillez le port 7788 dans Iptables bien sûr…

(en cas de soucis avec une partition prélablement créée, il suffit de passer un : dd if=/dev/zero bs=1M count=1 of=/dev/sdaX; sync )

A faire sur chacun des noeuds :


drbdadm create-md r0
modprobe drbd
drbdadm attach r0
drbdadm connect r0
cat /proc/drbd

/etc/init.d/drbd start
Sur le serveur primaire : drbdadm — –overwrite-data-of-peer primary r0
Pour suivre la synchro initiale :

cat /proc/drbd
Vous pouvez formater la partition :

mkfs.ext3 /dev/drbd0

 

Je vous invite à consulter Google pour pousser plus en avant votre compréhension de DRBD.

 

  • Heartbeat

 

Heartbeat est un système de prise de pouls pour un cluster (définition détaillée ICI).

Il se charge de surveiller son « confrère » et d’executer certains commandes pré-définis en cas de perte de l’un des noeuds.

Sur les 2 serveurs :

apt-get install heartbeat

 

Créer le fichier /etc/ha.d/ha.cf :

 

ucast eth0 192.168.20.30 (pour ns11111, 192.168.20.20 pour ns22222)
debugfile /var/log/ha-debug
logfile /var/log/ha-log
logfacility local0
# Délai entre deux battements de pouls
keepalive 2
# Temps nécessaire avant de considérer un noeud comme mort
deadtime 30
# délai avant d'envoyer un avertissement pour les pouls en retard
warntime 6
# deadtime spécifique pour les conf ou le reseau met du temps a démarrer
initdead 60
# port a utiliser pour la prise de pouls
udpport 694
# uname -n pour connaitre le nom des serveurs
node ns11111.ovh.net
node ns22222.ovh.net
# met la valeur on, pour master auto
auto_failback off

 

Créer le fichier /etc/ha.d/authkeys :

 

auth 1
1 md5 "supermotdepasse"
2 crc
chmod 600 /etc/ha.d/authkeys

 

La partie la plus importante maintenant, les scripts à lancer :

 

/etc/ha.d/haresources :

ns11111.ovh.net IPaddrFO::10.10.10.10/32/eth0 drbddisk::r0 Filesystem::/dev/drbd0::/data::ext3

 

Petite explication sur cette ligne :

On spécifie tout d’abord le noeud Maître, ici ns11111.

Puis on utilise le script IPaddrFO (on va voir cela après) pour monter l’adresse IP 10.10.10.10 en masque 255.255.255.255 sur eth0

 

Puis on définie le DRBD comme Primaire et on monte la partition DRBD dans /data en type ext3.

 

Si le Maitre (ns11111) tombe, alors ns2222 devient le nouveau maitre et récupère l’adresse IP et la partition.

 

IPaddrFO est en fait une copie de /etc/ha.d/ressource.d/IPaddr que j’ai un peu modifier… (on voit cela plus bas).

 

  • IPFailOver

 

Chez OVH, vous avez la possibilité de disposer d’ips « failover ». Explication ICI.

 

L’ipfailover est routée sur l’un ou l’autre des serveurs selon votre choix dans le « Manager », l’interface d’administration de votre compte OVH.

 

J’ai donc tout d’abord demander une IP failover pour mon serveur ns11111.ovh.net. Cette IP est 10.10.10.10 dans mon exemple.

Elle est routée sur 192.168.20.20.

 

Et là vous me dites « ahan mais c’est nul, t’es obligé d’aller dans ton interface pour affecter la nouvelle redirection, SAPU !!! Je vais pas faire ça a la main moi !!! »

 

Et ben non, jeune Padawan, on vas automatiser tout cela grace à…. SOAP.

 

Car OVH propose des API SOAP pour attaquer directement l’interface via un script perl, php, C ou python… Fort non ?

 

Le site est ici : http://www.ovh.com/soapi/fr/

 

Perso, j’ai choisi Python. Parce que Pyhon, SAYBIEN et pis c’est tout.

 

On a juste besoin de Python (dingue non ?) et de soappy suur les serveurs.

 

apt-get install python-soappy python

 

Le script que j’utilise :

 

ns11111-failoverupdate.py :

#!/usr/bin/python

from SOAPpy import WSDL

soap = WSDL.Proxy('https://www.ovh.com/soapi/ovh.wsdl')

#login
nic = 'monlogin-ovh'
password = 'xxxxxxx'

try:
 session = soap.login( nic, password )
 print "login successfull"
except:
 print "Error login"

#dedicatedFailoverUpdate
try:
 result = soap.dedicatedFailoverUpdate( session, 'ns11111.ovh.net', '10.10.10.10', '192.168.20.20' );
 print "dedicatedFailoverUpdate successfull";
 # your code here ...
except:
 print "Error dedicatedFailoverUpdate"

#logout
try:
 result = soap.logout( session )
 print "logout successfull"
except:
 print "Error logout"

 

ns22222-failoverupdate.py :

#!/usr/bin/python

from SOAPpy import WSDL

soap = WSDL.Proxy('https://www.ovh.com/soapi/ovh.wsdl')

#login
nic = 'monlogin-ovh'
password = 'xxxxx'

try:
 session = soap.login( nic, password )
 print "login successfull"
except:
 print "Error login"

#dedicatedFailoverUpdate
try:
 result = soap.dedicatedFailoverUpdate( session, 'ns11111.ovh.net', '10.10.10.10', '192.168.20.30' );
 print "dedicatedFailoverUpdate successfull";
 # your code here ...
except:
 print "Error dedicatedFailoverUpdate"

#logout
try:
 result = soap.logout( session )
 print "logout successfull"
except:
 print "Error logout"

 

Explication sur la ligne « soap.dedicatedFailoverUpdate » :

Le premier champ correspond au hostname OVH sur serveur sur lequel vous avez pris (comprendre commander) votre ip failover. Ici ns11111.ovh.net

Ensuite l’ip failover elle même.

Puis l’ip sur laquelle router la failover .

 

Facile non ?

 

On se modifie notre script /etc/ha.d/ressource.d/IPaddrFO (copie de IPaddr) :

A la fin :

case $2 in
  start)        /etc/ha.d/ns11111-failoverupdate.py
                ip_start $1;;
  stop)         /etc/ha.d/ns22222-failoverupdate.py
                ip_stop $1;;
  status)       ip_status $1;;
  monitor)      ip_monitor $1;;
  *)            usage
                exit 1
                ;;
esac

 

Vous inverser les scripts sur ns2222 bien sûr…

 

Vous pouvez maintenant lancer heartbeat sur ns1111 puis sur ns2222 et vous devriez voir les annonces défilaient dans le syslog et l’ipfailover monté sur ns11111 ainsi que le partition /data en DRBD.

 

Un reboot de ns11111 et l’ip failover bascule sur ns22222, la partition /data en DRBD monte et le script python force l’update du failover sur l’interface OVH.

 

Après de multiples tests, le plus long est cette mise à jour dans l’interface, dans l’ensemble les 2 serveurs mettent quelques secondes à basculer mais la mise à jour prend entre 60 et 90 secondes.

 

Ce qui entraine une indispo maximum d’1 minute 30. Ca va encore hein :-D

 

Dernière chose, l’alerte SMS :-)

 

Alors là, je me suis pas foulé :-D , autant utiliser les services de nos opérateurs de téléphonie mobile.

 

Etant chez SFR, je peux me créer une BAL type @sfr.fr consultable sur leur Webmail : http://sfr-messagerie.fr

 

Le petit plus de cette BAL c’est que lorsque vous recevez un email sur cette adresse, vous recevez un texto sur votre mobile avec le sujet du mail :-D

 

Il n’en faut pas plus pour être alerté par SMS en temps quasi réel.

 

On ajoute une entrée dans le /etc/ha.d/haresources (sur les deux serveurs) :

 

ns11111.ovh.net IPaddrFO::10.10.10.10/32/eth0 drbddisk::r0 Filesystem::/dev/drbd0::/data::ext3 MailTo::monadresse@sfr.fr::Alerte_Bascule

 

De plus, OVH vous envoie un email quand vous forcer l’update de l’ipfailover, si avec tout ca, vous n’etes pas informé que votre cluster à basculer…

 

Petite précision, dans ma configuration, j’empeche le serveur ns11111 de redevenir Maître automatiquement quand il revient (en cas de soucis électrique ou reboot en boucle par exemple), c’est a vous de vérifier que tout va bien sur ns1111 et de lancer un simple « /etc/init.d/heartbeat restart » sur ns22222 pour que les noeuds repassent en mode master/slave comme à l’origine.

 

Voila, une petite architecture poilue comme je l’aime :-)

 

En espérant vous avoir apporter des idées et vous donner envie de découvrir Heartbeat et DRBD, car bien sur, dans mon exemple, je ne parle pas des relances de services type Mysql ou Apache en mode « cluster » ;-)

 

EDIT : Suite aux différents tests via Ipsec, je vous conseille fortement d’utiliser l’algo AES plutot que 3DES pour l’ESP. Donc profiter la recompilation de votre noyau pour inclure le support crypto AES (désactivé par défaut dans la config OVH) et modifier vos conf ipsec-tools.conf ainsi :

add 192.168.20.30 192.168.20.20 esp 15701 -E rijndael-cbc "123456789012123456789012";

 

 

 

 

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